LE PLAISIR QUE DONNE LA COUPE
- デイジー

- 25 mar
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Voici le matin et il ne reste plus même une demi-goutte de vin dans mon verre,
C'est pourquoi je n'ai plus ni le goût de respirer la rose, ni souci de la tulipe.
Je suis plus insensible qu'un homme mort depuis soixante-dix ans,
Lorsqu'il manque dans mon verre du vin de deux ou trois ans.
Quand donc les vieux grimoires pourront-ils rivaliser avec le vieux vin?
Le plaisir que donne la coupe ne se trouve pas dans les livres.
Je me refuse au parfum de la rose,
Cette nuit, puisque l'idole aux boucles fleurant le musc est absente de mes bras.
Le désir n'a point été comblé que j'avais de ses lèvres de rubis.
Qu'en son royaume soupirs et plaintes sont sans effet?
Mais, si l'on a le verre en main, qu'importe que l'on ne puisse caresser les boucles de la bien-aimée?
Du moins le vin est-il là, à défaut de quelqu'un pour le partager.
Toutes les bouches ne savent point savourer le chagrin :
Seule la coupe de Tâleb en renferme le goût.
ṬĀLEB ĀMOLI
Amol. Mazandaran
Irán ca. 1580
India, 1626

This afternoon I paid a long call on the mother and sisters of my Persian--their house is my house, you understand, and I am to go and talk Persian whenever I like. This is my day: I get up at 7, at 8 Abu Nimrud comes and teaches me Arabic--till 10. I go on working till 12, when I lunch. Then I write for my Persian till 1:30, or so, when I ride or walk out. Come in at 5, and work till 7, when I dine. At 7:30 my Persian comes and stays till 10, and at 10:30 I go to bed. You see I have not Much leisure time! And the whole day long I talk Arabic.
To H.B.
Haifa, April 7th, 1902.
Gertrude Bell
1868 - 1926

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