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J'Y VOIS DES BOIS, DES FORÊTS OU DES LACS

  • Foto del escritor: デイジー
    デイジー
  • hace 3 días
  • 1 min de lectura

Voilà ce que j’ai lu et compris. 

L’ai-je bien compris ? Il me semble que oui.

Le poète n’a pas voulu seulement défier les poètes.

Il n’a pas voulu dire que, dans cette race incapable d’avancer,

Dieu a jeté de siècle en siècle quelques êtres d’exception destinés à lui crier :

« Nous marchons sans toi. Nous sommes seuls élus ;

tu auras besoin, toi, pour exister, des lentes découvertes de la science.

Nous venons de Dieu directement ;

 tu es né, toi, du chêne ou du rocher. »



 George Sand par Alcide Joseph Lorentz


Non ! il y a un chapitre magnifique sur les âmes qui prouve bien que, si Dieu verse plus de lumière sur une tête que sur une autre, c’est par de mystérieux desseins sur toutes.

Pourquoi cet atome, pareil aux autres atomes, devient-il Homère ou Hésiode ?

C’est parce que le moment est venu où l’humanité, enceinte de ses génies, peut et veut les mettre au monde. Ils sont initiés au prodigieux, mais ils ne sont pas nés du prodige.

 Ils nous appartiennent, ils sont notre chair et nos os. 

Virtuellement nous sommes tous Homère ou Mozart, ou Rubens.



« Maurice écrase entre deux cartons de bristol des couleurs à l'aquarelle. Cet écrasement produit des nervures parfois curieuses. Mon imagination aidant, j'y vois des bois, des forêts ou des lacs, et j'accentue ces formes vagues produites par le hasard »


George Sand 

1804-1876


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