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  • hace 6 días

 Quand j'intitule cet entretien La lyre naturel, selon le nom sacré dont le grand poète Heredia dota la cigale grecque, je faisais, à la fois, ma première gratitude à la nature et une confession à vous. Car c’est de la nature que je tiens cette invisible lyre, dont les rais du soleil, les feuillages mobiles, la pluie légère, composent les cordes innombrables, cependant que les ailes de cette lyre sont figures par nos levés et tendus dans sentiment d’extase.


Anna de Noailles

1876-1933


‘O ma lyre immortelle’

Sapho

1851 

Charles Gounod


Parece que tengo la desgracia de no pertenecer ni a mi tiempo ni a mi país. Para mí, el amor desdichado de Safo y ese otro amor obsesivo por el error de Glicera y Faón, el inútil entusiasmo de Alceo, los sueños de libertad que culminan en el exilio, el festival olímpico y la veneración del arte por todo un pueblo, la admirable escena final en la que el moribundo Safo vuelve a la vida por un instante y oye por un lado la última despedida lejana de Faón a la costa de Lesbos y por otro el alegre canto de un pastor que espera a su joven ama, y ​​el desierto desolado, el mar profundo, gimiendo por su presa, en el que ese inmenso amor encontrará una digna tumba, y luego el hermoso paisaje griego, los finos trajes y los elegantes edificios, las nobles ceremonias que combinan gravedad y gracia —todo esto, lo confieso, me conmueve profundamente, exalta la mente, me emociona, me perturba y me encanta más de lo que puedo expresar. 

                                           

Hector Berlioz en el Journal des débats

22 de abril de 1851



The Death of Sappho' 

 Gustave Moreau

1826-1898


 
  • hace 6 días


La mente es como una mariposa

que se posa sobre una rosa

o revolotea en un montón de heces hediondas

baja en picado a un autobús exhausto

o descansa en el porche, en una silla, una flor respirando

-abierta y cerrada balanceando brisa de Tennessee-

Vuela a Texas a un congreso

salta por la maleza en campos petrolíferos

Algunos dicen que estas alas de arco iris tienen alma

otros dicen que son cerebro vacío

alas diminutas automáticas con grandes ojos

que se fijan sobre la página.


Allen Ginsberg

1926 -1997


‘O omnivorous powers, hail’

Quo Vadis-1951


 

Le jardin et la maison

Voici l'heure où le pré, les arbres et les fleurs

Dans l'air dolent et doux soupirent leurs odeurs.


Les baies du lierre obscur où l'ombre se recueille

Sentant venir le soir se couchent dans leurs feuilles,


Le jet d'eau du jardin, qui monte et redescend,

Fait dans le bassin clair son bruit rafraîchissant ;


La paisible maison respire au jour qui baisse

Les petits orangers fleurissant dans leurs caisses.


Le feuillage qui boit les vapeurs de l'étang

Lassé des feux du jour s'apaise et se détend.


Peu à peu la maison entrouvre ses fenêtres

Où tout le soir vivant et parfumé pénètre,


Et comme elle, penché sur l'horizon, mon coeur

S'emplit d'ombre, de paix, de rêve et de fraîcheur


Anna de Noailles 


Ignacio Zuloaga

                                                                                                         

                                                                           Vivre, avoir les rayons du soleil sur la face,

Boire le sel ardent des embruns et des pleurs,

Et goûter chaudement la joie et la douleur

Qui font une buée humaine dans l'espace !

La vie profonde


Anna de Noailles 

1876-1933


Danza Española

La Vida Breve

Manuel de Falla

1876-1946


 
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