LE PRINTEMPS... BERNANOS
- デイジー

- 12 abr 2023
- 3 Min. de lectura
Actualizado: 23 may 2023

Palma de Majorque
Café La Alhambra
“J’écris dans les salles de cafés ainsi que j’écrivais jadis dans les wagons de chemins de fer, pour ne pas être dupe de créatures imaginaires, pour retrouver, d’un regard jeté sur l'inconnu la juste mesure de la joie ou de la douleur.”
Jean Eustache
La maman et la putain 1973

PRINTEMPS
1937
Gösta Adrian-Nilsson
Le PRINTEMPS de 1937 a sans doute été l’un des plus tragiques des PRINTEMPS français, un PRINTEMPS de guerre civile. Les rivalités politiques cédaient aux haines sociales, dans une atmosphère intolérable d’épouvante réciproque. La Peur ! La Peur ! La Peur ! Ce fut le printemps de la Peur. Il faut que les forces de la vie soient bien puissantes pour que les marronniers aient fleuri quand même, dans cet air gluant. Je ne reconnaissais même plus les visages. « En finir, cit out de suite ! » balbutiaient des gens paisibles. J’aurais pu traduire cette maxime familière en espagnol. « Eux ou nous ! » Ainsi se déliaient, par-dessus les vieilles tours de Notre-Dame, le bourgeois d’Auteuil ou de Passy, le prolétaire de Ménilmuche, qui d’ailleurs se coudoyaient chaque jour dans les chantiers de l’Exposition,ruisselants de pluie.
Les cimenteries sous la Lune
Georges Bernanos
1888-1948

Paris. Travaux de l'Exposition internationale de 1937.
Construction du pavillon de la presse sous la Tour Eiffel.
« On part en volontaire, avec des idées de sacrifice, et on tombe dans une guerre qui ressemble à une guerre de mercenaires, avec beaucoup de cruautés en plus et le sens des égards dus à l'ennemi en moins. Je pourrais prolonger indéfiniment de telles réflexions, mais il faut se limiter. Depuis que j'ai été en Espagne, que j'entends, que je lis toutes sortes de considérations sur l'Espagne, je ne puis citer personne, hors vous seul, qui, à ma connaissance, ait baigné dans l'atmosphère de la guerre espagnole et y ait résisté. Vous êtes royaliste, disciple de Drumont - que m'importe? Vous m'êtes plus proche, sans comparaison, que mes camarades des milices d'Aragon - ces camarades que, pourtant, j'aimais. Ce que vous dites du nationalisme, de la guerre, de la politique extérieure française après la guerre m'est également allé au cœur. J'avais dix ans lors du traité de Versailles. Jusque-là j'avais été patriote avec toute l'exaltation des enfants en période de guerre. La volonté d'humilier l'ennemi vaincu, qui déborda partout à ce moment (et dans les années qui suivirent) d'une manière si répugnante, me guérit une fois pour toutes de ce patriotisme naïf. »

Lettre de Simone Weil a Bernanos
Bernanos est un écrivain deux fois trahi.
Si les hommes de droite le répudient pour avoir écrit que les assassins de Franco lui soulèvent le cœur, les partis de gauche l'acclament quand il ne veut pas l'être par eux.
Il faut respecter l'homme tout entier et ne pas tenter de l'annexer. »
Albert Camus
Camino
Aquí estás, camino de siempre,
hacia adelante, rota
la aspiración rosada, luna
que empalidece toda cosa.
Aquí estás y debes andar,
caminar como el agua absorta
por el torcido cauce, altos
los muros rojos, y a deshora.
Como el agua inmóvil transcurres
hacia un lejos, playa remota,
ya confusas historia y pena,
lejana la pena, la historia…
Carlos Bousoño
1923-2015
“..e tornerà pure la PRIMAVERA…”
“Hay momentos en los que ya no lo resisto más. Parece que jamás vaya a pasar este invierno. Pasará, pasará. Y volverá de nuevo la PRIMAVERA… y será aún más hermosa que las otras porque seremos libres. Tenemos que creerlo, tenemos que desearlo”.
..e tornerà pure la PRIMAVERA..."
Roma Città Aperta
Anna Magnani
1908-1973




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