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SOUVENT LES ARBRES TREMBLENT

  • Foto del escritor: デイジー
    デイジー
  • 19 abr 2024
  • 1 Min. de lectura

Je vous écris du bout du monde. Il faut que vous le sachiez. 

Souvent les arbres tremblent.

On recueille les feuilles. 

Elles ont un nombre fou de nervures. 

Mais à quoi bon ?

 Plus rien entre elles et l'arbre, et nous nous dispersons gênées.


Est-ce que la vie sur terre ne pourrait pas se poursuivre sans vent ?

Ou faut-il que tout tremble, toujours, toujours?


Henri Michaux



Brassaï,  Gyula Halász


Je suis de ceux qui aiment le mouvement. le mouvement qui rompt l’interdit, qui embrouille les lignes — Michaux égratigne, ici, Baudelaire — qui défait les alignements, me débarrasse des constructions



Faute de mieux, je trace des sortes de pictogrammes, plutôt des trajets pictographies, mais sans règles. Je veux que mes tracés soient le phrasé même de la vie, mais souple, mais déformable, sinueux.


On ne voit pas de virgules entre les maisons, ce qui en rend la lecture si difficile et les rues si lassantes à parcourir.

La phrase, dans les villes, est interminables.


Henri Michaux 

1899 - 1984


Brassaï,  Gyula Halász

1899 - 1984


¡ Francia, hermosa !

Brotes de árboles,

así como mujeres.


***

bajo la luna,

caminando disfrazado

de cierta persona


Takahama Kyoshi 

1874 - 1959


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