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Ντιάνα

  • Foto del escritor: デイジー
    デイジー
  • 15 may 2025
  • 1 Min. de lectura

Diane étant en l'épaisseur d'un bois,

Après avoir mainte bête assénée,

Prenait le frais, de Nymphes couronnée.

J'allais rêvant, comme fais mainte fois,


Sans y penser, quand j'ouïs une voix

Qui m'appela, disant : Nymphe étonnée,

Que ne t'es-tu vers Diane tournée ?

Et, me voyant sans arc et sans carquois :


Qu'as-tu trouvé, ô compagne, en ta voie,

Qui de ton arc et flèches ait fait proie ?

- Je m'animai, réponds-je, à un passant,


Et lui jetai en vain toutes mes flèches

Et l'arc après ; mais lui, les ramassant

Et les tirant, me fit cent et cent brèches.



John Maler Collier 

1850-1934


Pour le retour du Soleil honorer,

Le Zéphyr, l’air serein lui appareille,

Et du sommeil l’eau et la terre éveille,

Qui les gardait, l’une de murmurer

En doux coulant, l’autre de se parer

De mainte fleur de couleur nonpareille.

Jà les oiseaux les arbres font merveille,

Et aux passants font l’ennui modérer ;

Les nymphes  en mille jeux s’ébattent

Au clair de Lune, et dansant l’herbe abattent:

Veux-tu Zéphyr de ton heur me donner,

Et que par toi toute me renouvelle ?

Fais mon Soleil devers moi retourner,

Et tu verras s’il ne me rend plus belle.

Louise Labé

1525-1566



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